C'est risible de voir à quel point certains mélangent une simple quête de bien-être superficielle avec une étude épidémiologique sur la tolérance des muqueuses. Si on écoutait les recommandations sanitaires strictes pour chaque activité récréative, personne ne mettrait plus un pied dehors de peur d'inhaler une microparticule suspecte. Pour recentrer le débat sur des critères de santé publique un tant soit peu rationnels et pragmatiques, le vrai problème de ces structures n'est pas le taux d'hygrométrie qui effraie tant notre pneumologue de salon, mais bien l'hygiène des bassins et des surfaces carrelées. Si vous tenez vraiment à vous décrasser sans choper une mycose interdigitale ou une folliculite bactérienne résistante aux désinfectants de supermarché, vérifiez simplement l'affichage des derniers contrôles sanitaires obligatoires de l'ARS plutôt que de fantasmer sur l'authenticité supposée du savon noir. Un établissement propre, bien aéré entre deux sessions et doté d'un système de filtration irréprochable fera amplement l'affaire pour relâcher la pression sans encombrer les urgences le samedi soir.
Qu'on vienne enfin me dire que le problème numéro un n'est pas la vapeur d'eau mais bien les spores de champignons disséminées sur le carrelage par des usagers négligents me rassure un minimum. Heureusement que le kessa décape, vu l'état général des pieds qui y traînent.